NYC – De Central Park à Katz’s : le jour où un sandwich m’a montré le chemin.
Il faisait beau, on flânait tranquillement à Central Park, quand je l’ai vue… Une nana assise sur un banc, en train de croquer dans un sandwich au pastrami — un vrai, un épais, un juteux, un de ceux qui te parlent à l’estomac avant même d’avoir dit bonjour à ton cerveau. Et là, comme un flash : Katz’s Delicatessen. Je me suis tournée vers mon mec, l’œil brillant comme une gosse qui vient de sentir une odeur de barbe à papa. Je lui ai dit : “Tu sais quoi ? On va chez Katz’s.” Et comme toujours, il a souri. Il connaît mes lubies gourmandes. Il sait qu’une fois que j’ai une idée en tête, y’a plus qu’à suivre. Et il n’a jamais regretté mes expérience gourmande !
La file qui fait douter… mais pas trop
On a pris le métro, l’estomac déjà en éveil. Quand on est arrivés devant Katz’s, c’était exactement comme je m’y attendais… en pire. Une file. Une vraie. Une loooooongue file. Du genre qui te fait penser à tous les autres plans possibles du quartier. Du genre qui t’invite à faire demi-tour en regardant ton horloge interne. On a hésité. Vraiment. On a même regardé autour, histoire de repérer un plan B. Mais tu sais quoi ? Mon envie de pastrami a gagné. Et je ne le remercierai jamais assez de m’avoir suivie dans cette folie-là aussi.
À l’intérieur, le chaos délicieux
Katz’s, c’est pas un resto. C’est un cirque. Un rituel. Un bordel organisé comme seuls les vrais endroits cultes savent l’être. T’arrives, on te file un ticket en papier (à ne surtout pas perdre, c’est ton sésame). Tu choisis ton stand, tu mates les cutters en pleine action — et là, c’est parti. Les odeurs te prennent à la gorge : viande fumée, pain grillé, moutarde piquante, cornichons vinaigrés. Le bruit t’engloutit : ça crie, ça rigole, ça vit. Et puis… ton sandwich arrive.
Et là, tu lèves les yeux, entre deux bouchées, et tu reconnais la scène. La table. Celle de Meg Ryan. Oui, c’est ici qu’elle a simulé son orgasme dans « Quand Harry rencontre Sally » — et honnêtement, après avoir goûté leur pastrami, tu comprends mieux. J’ai pas poussé la comédie, mais je t’assure qu’intérieurement, j’étais pas loin de faire le même bruit.


Le pastrami. Celui. L’unique.
On a partagé un pastrami classique sur pain de seigle. Pas de détours, pas de fioritures. Du pain moelleux, légèrement toasté. Des tranches de viande épaisses, fondantes, juteuses, épicées pile comme il faut. De la moutarde, qui réveille les papilles mais ne vole pas la vedette. Chaque bouchée, c’est un uppercut de bonheur simple. Et là, on s’est regardés avec cette expression qu’on connaît bien : on a bien fait de ne pas renoncer. Le soir, on avait une réservation. Un resto sympa, prévu à l’avance. On l’a annulée sans même en parler. C’était évident : rien ne pouvait rivaliser avec ce moment.
Vivre Katz’s, c’est plonger dans le vrai New York
Pas de chichi ici. Tu veux du service chic ? Passe ton chemin. Tu veux vivre un moment brut, où la bouffe est reine et l’ambiance te met une claque ? T’es au bon endroit. C’est bruyant, c’est vivant, c’est bordélique… et c’est parfait.
Quelques conseils de baroudeuse gourmande :
- Évite les heures de rush si t’es allergique à la foule (mais franchement, même avec la queue, ça vaut le coup).
- Prends le pastrami classique, tu ne le regretteras pas.
- Ouvre l’œil : les murs sont une galerie de souvenirs à eux seuls.
- Et surtout, vis-le à fond. Respire, mange avec les doigts, ris, sois là. C’est ça, Katz’s.



Ce que j’en retiens ?
Un moment volé dans une journée bien remplie. Un détour imprévu devenu un souvenir gravé. Et un mec à mes côtés, toujours partant pour mes délires, même quand ça implique de traverser Manhattan pour un sandwich. Des fois, c’est pas la destination qui compte. C’est le goût.
Le mot de la fin
Si toi aussi t’as un souvenir culinaire qui t’a retourné la tête — un plat, une odeur, un petit resto au coin du monde — viens me le raconter. Parce que voyager, c’est aussi ça : se laisser guider par une envie, une bouchée, un coup de cœur inattendu.
